L’histoire de l’artiste qui a marqué l’histoire de l’art tunisien et maghrébin.

Explorer le musée

Making great things possible 

1924 – 1952

Une enfance médinoise
et un éveil artistique précoce

Né en 1924, Zoubeir Turki a vécu son enfance à la Médina de Tunis, où son âme d’artiste s’est forgée au gré des visages, des scènes et des gestes qu’il observait dans les rues et les maisons de la vieille ville.

Zoubeir Turki a poursuivi ses études à la prestigieuse école de la Zitouna, puis à l’Institut des hautes études et à l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis. Il a ensuite intégré une école française pour enseigner la langue arabe, mais il a perdu son emploi suite à sa participation aux activités du Néo-Destour en janvier 1952.

1953 – 1959

Stockholm, une étape décisive dans la formation artistique

Zoubeir Turki quitte la Tunisie en 1953 pour la Suède, où il rejoint l’Académie des beaux-arts de Stockholm. Il y perfectionne son art et y réalise plusieurs expositions. Il rentre dans son pays en 1959, après six ans d’absence.

1959 – 1965

Une consécration artistique dans le pays natal

Le retour de Zoubeir Turki en Tunisie est marqué par une période d’intense activité artistique. Il collabore à plusieurs journaux et périodiques, ce qui lui vaut une grande popularité.

Il illustre également plusieurs ouvrages, dont le célèbre livre de cuisine : Omek Sanefa. Il édite son premier livre de dessin : Tunis naguère et aujourd’hui en 1967. Il réalise les décorations murales de Monastir et de Sfax, la grande fresque du salon de la radio Télévision Tunisienne et de nombreuses expositions de groupe en Tunisie, en Europe et aux Etats Unis.

1966 – 1979

Une place incontournable dans la vie culturelle et artistique nationale

Zoubeir Turki devient un animateur très actif de la vie artistique en soutenant des jeunes peintres, des compagnies théâtrales, des écrivains et des cinéastes.

Il participe notamment à la décoration théâtrale et à la conception des costumes de la pièce de théâtre « Mourad III » en 1966, avec ses amis Ali Ben Ayed et Habib Boularès. Il occupe aussi pendant longtemps une place privilégiée dans l’administration publique des arts et de la culture, en tant que haut responsable du ministère de la Culture, député et conseiller municipal.

Il fonde également l’Union nationale des arts plastiques de Tunisie, dont il est président jusqu’à son départ volontaire, et il est un des fondateurs du Centre d’art vivant du Belvédère à Tunis. Il tient aussi le poste de président de l’Union maghrébine des arts plastiques.

Qualifié de « portraitiste du peuple tunisien » par Frédéric Mitterrand, et représentant de la culture de son pays par d’autres, il voit ses œuvres acquérir une grande renommée, telles que la statue d’Ibn Khaldoun à Tunis (1978) ou les monuments nationaux de la Goulette et de Ksar Helal.

Durant cette période, il entame aussi la construction de son musée personnel, où il expose ses œuvres.

1982 – 2009

Un musée personnel et un héritage artistique à transmettre

Cette époque est soulignée par la réalisation de plusieurs expositions, dont deux dans la galerie Gorgi, une dans la galerie Ammar Farhat et une autre dans le Palais Kheireddine en l’an 2000.

Cette dernière est accompagnée par l’édition du livre Musée de la ville de Tunis, Palais Kheïreddine, 12 décembre 2000-10 février 2001. Zoubeir Turki reçoit aussi le prix présidentiel de la création maghrébine.

Il continue jusqu’à 2009 à exposer sa collection dans son propre musée.